SNCF, Air France, éboueurs... Le calendrier des grèves au mois d'avril

À partir du début du mois d'avril, la France va être impactée par des mouvements de grève touchant différents secteurs. Parmi eux, les cheminots de la SNCF, Air France et les éboueurs.

 

Sur le front social, le printemps et le début de l'été 2018 s'annoncent denses. D'ores et déjà, plusieurs mouvements de grève ont été annoncés. Des épisodes qui concernent le secteur des transports avec Air France et la SNCF, mais également d'autres corps de métier comme celle des éboueurs, le secteur de l'énergie, les médias avec France Télévisions ou encore les universités qui se mobilisent contre la réforme de l'accès aux études supérieures. 


Sur les rails, dans les airs, la collecte des déchets ou l'énergie, différents appels à la grève ont été lancés à parti de lundi 2 avril. Passage en revue de ces différents mouvements sociaux auxquels s'ajoute la grogne des étudiants. 

La SNCF, deux jours de grève sur cinq jusqu'à fin juin

Après la grève d'une journée le 22 mars (35,4% de cheminots grévistes), le coup d'envoi d'une grève longue a été donné lundi 2 avril à 19 heures à la SNCF pour contrer la réforme du groupe public voulue par le gouvernement. Il s'agit du début de la grève par épisode lancée par les syndicats CGT, Unsa et CFDT, qui pourraient appeler à cesser le travail deux jours sur cinq jusqu'au 28 juin. 

Leur premier préavis de deux jours de grève court jusqu'à 8 heures jeudi 5 avril. La séquence suivante aura lieu les 8 et 9 avril. SUD-Rail appelle lui à une grève illimitée reconductible par 24 heures, à partir de 20 heures lundi 2 avril.  

La participation à la grève sera "très forte", prévoit SUD-Rail, et même "exceptionnellement forte", selon l'Unsa. Les prévisions de trafic seront visibles "en temps réel, et constamment actualisées, sur sncf.com et sur l'appli SNCF", promet le groupe, qui remboursera "intégralement" ou échangera "gratuitement" les billets, même ceux portant la mention "non échangeable et non remboursable". 

Air France en grève les 3, 7, 10 et 11 avril

La compagnie aérienne, qui avait déjà déposé trois préavis de grève au cours des semaines passées, se remet en grève le même jour que la SNCF. Un mouvement qui devrait être reconduit les 7, 10 et 11 avril.

En conflit avec la direction d'Air France, Ces syndicats réclament une augmentation générale des salaires de 6%. Ils jugent insuffisante la politique salariale de l'entreprise, compte tenu des efforts passés des salariés et des bons résultats de la compagnie en 2017. La direction a accordé une augmentation générale de 0,6% au 1er avril et 0,4% au 1er octobre. Elle affirme ne pas pouvoir offrir plus, sans fragiliser sa croissance. 

France Télévisions se mobilise le 4 avril

Les syndicats SNJ, CFDT, CGT et FO de France Télévisions ont déposé un préavis de grève pour le mercredi 4 avril, afin que le groupe revienne sur le licenciement d'un journaliste de France 3, Jean-Marc Pitte. Ces quatre organisation syndicales estiment en outre que ce licenciement a "mis au jour la soumission intolérable de la direction à des pressions politiques locales".

Les éboueurs lancent une grève illimitée

Les fédérations CGT des Transports et des Services publics ont lancé un appel commun à la grève dans l'ensemble de la filière déchets à partir de mardi 3 avril, "du balayeur à la collecte, au centre de tri, à l'incinérateur". Les syndicats réclament la création d'un "service public national" des déchets avec un "statut unique public" pour les salariés de la filière. 

Exigeant la "reconnaissance de la pénibilité" du travail dans ce secteur, ils demandent un départ anticipé à la retraite de cinq ans "à taux plein" pour tous et de 10 ans pour les métiers "exposés à l'insalubrité et la pénibilité" (ramassage des ordures, agents de tri), ainsi qu'une réduction du temps de travail. Cette grève illimitée devrait toucher notamment Paris et sa région, celle de Marseille, Montpellier, ainsi que l'Est et le Nord, selon la CGT. 

Le secteur de l'énergie en grève depuis le 1er avril

La FNME-CGT, première organisation syndicale dans l'énergie, a appelé à la grève à partir du dimanche 1er avril "jusqu'au 28 juin", calquant son calendrier sur celui des cheminots. 
Elle réclame notamment "l'organisation d'un nouveau service public de l'électricité et du gaz qui réponde à l'intérêt général". 

Le syndicat veut aussi un "bilan de la déréglementation du secteur de l'énergie", "la fin de la libéralisation du marché de l'électricité et du gaz" et "un statut de l'énergéticien pour l'ensemble des salariés" de ce secteur. 

La grogne monte dans les universités

Une fronde contre la loi modifiant l'accès à l'université (loi ORE, Orientation et réussite des étudiants), accusée d'instaurer un système de sélection, s'est emparée de plusieurs universités, notamment à Toulouse, Bordeaux, Paris, Rouen, tandis que les examens approchent. Elle a pris de l'ampleur après l'expédition punitive survenue à Montpellier pour laquelle le doyen et un professeur de la faculté de droit sont mis en examen.