Grippe aviaire: 25 000 canards abattus sur la façade Atlantique en un jour

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16 000 palmipèdes ont été tués mardi, en Vendée, en raison de la présence d'un virus faiblement pathogène. Plus de 9000 canards ont connu le même sort dans le Gers par précaution.

Une lourde perte pour les éleveurs. Plus de 25 000 canards ont été abattus dans l'Ouest et le Sud-Ouest de la France, mardi, en raison de la présence d'un virus influenza aviaire faiblement pathogène. Des mesures avant tout de précaution.  

16 000 palmipèdes ont connu ce sort funeste dans un élevage de Saint-Christophe-du-Ligneron (Vendée). "Les mesures de désinfection de l'élevage sont en cours. Cette opération sera suivie d'une période de plusieurs semaines avant que l'éleveur puisse y réintroduire des animaux", précise la préfecture. Ce foyer de virus aviaire n'a "aucun lien" avec "les souches hautement pathogènes" qui ont "justifié des abattages massifs de volailles dans le Sud-Ouest de la France" en 2016 et 2017, ajoute-t-elle. 

 
 

"Pour ne pas prendre de risques"

En parallèle, quelque 9400 canards ont été abattus mardi dans deux exploitations du Gers, 7400 à Sauviac et 2000 à Viella. Ces deux communes situées dans le sud du département ont déjà été touchés par ce type d'épidémie, selon Lionel Candelon, fondateur des Canards en colère.  

A une dizaine de kilomètres seulement, à Sauviac, "il y a quatre bâtiments avec 2000 canards chacun. Seulement deux bâtiments ont été confirmés comme atteints par l'infection H5N3", a déclaré Lionel Candelon. Mais, poursuit-il, "pour ne pas prendre de risques", l'éleveur a demandé l'abattage des canards des quatre bâtiments.  

Un virus "sans menace pour l'homme"

"Conformément à la réglementation européenne, deux zones réglementées sont définies à Viella et Sauviac dans un rayon de 1 km", précise aussi un communiqué de la préfecture du Gers. "Les entrées et les sorties de volailles sont interdites. Tous les élevages de volailles y font l'objet de visites vétérinaires avec, dans les élevages de palmipèdes, dépistage systématique du virus influenza aviaire". Ces zones réglementées seront levées "21 jours après la fin des opérations de nettoyage et de désinfection", a ajouté la préfecture.  

Selon les autorités, le virus aviaire "est sans menace pour l'homme et n'a pas de caractère exceptionnel".