Affaire Benalla: Ce que l’on sait sur les deux victimes «ni des Black Bloc, ni manifestants»

VIOLENCES Lors des manifestations du 1er-Mai, un homme et une femme ont été violemment pris à partie place de la Contrescarpe à Paris, par des proches du pouvoir...

La vidéo de leur agression par un conseiller d’Emmanuel Macron a provoqué un petit séisme dans la vie politique française en ce début d’été. L’homme et la femme frappés par Alexandre Benalla et Vincent Crase ont pris la décision de se constituer partie civile dans l’enquête en cours. S’ils ont décidé de rester à l’écart de l’excitation médiatique, on en sait un peu plus sur ces deux manifestants.

Ce 1er-Mai 2018, un « apéro militant » était organisé place de la Contrescarpe à Paris pour débriefer une manifestation avortée, raconte l’un des témoins de la scène. « Il y a une cinquantaine de jeunes en train de boire des bières tranquillement », explique-t-il. En même temps, sur la place, se trouvent un jeune homme d’origine grecque et son amie.

« Ni Black Bloc, ni manifestants »

Dans la fameuse vidéo, ils parlent grec et français, révèle Libération. Dans une autre vidéo, on peut voir qu’ils jettent trois objets, « violemment », sur les CRS, avant de leur faire un bras d’honneur. C’est à ce moment-là qu’ils sont pris à partie. Alexandre Benalla, conseiller sécurité d’Emmanuel Macron et Vincent Crase, employé de la République en Marche (LREM) sont là en qualité d’observateurs. Mais ils prennent part aux affrontements et Alexandre Benalla s’en prend violemment aux victimes.

Tous deux ont ensuite été arrêtés puis conduits au poste pour une procédure de vérification d’identité. Interrogés par les policiers, ils ont ensuite été relâchés.

Les deux victimes se sont constituées partie civile dans la procédure ce lundi, a appris 20 Minutes auprès de Sahand Saber, leur avocat. « Ils ne veulent ni révéler leur identité ni s’étendre sur les faits pour l’instant, indique l’avocat. Ils veulent rester loin du tumulte de toute cette affaire. Mais ils souhaitent avoir accès à la procédure. » S’ils réservent leurs premières déclarations au juge d’instruction, l’homme et sa compagne souhaitent simplement que l’on retienne qu’ils ne sont « ni des Black Bloc, ni même des manifestants », assure encore leur avocat.